mardi 27 mars 2012

Ah mais dis-donc ! Qu’elle était belle Didon !

Bon ! Ça c’est fait
Ah pour un « jour de folie » s’en fut un !
Si Didon était belle et réjouissante à regarder et surtout à écouter pour son talent, on ne peut affirmer la même chose en ce qui concerne nos sorcières ! Mon Dieu quelles « zôrreurs » ! Selon une vieille expression tombée en désuétude et que les moins de quarante ans ne connaissent sûrement plus, elles avaient vraiment des têtes à faire « rater une couvée de singes » ! Il n’aurait pas fallu les croiser la nuit, dans un sentier de la forêt de Rougeaud. Quelle misère ! De si ravissantes copines ravalées au rang de monstruosités théâtrales ! Par une perfidie toute féminine, elles ont eu l’idée saugrenue
« d’enlaidir » les deux seuls « sorciers » de la troupe.
Entreprise vouée à l’échec, bien entendu ! Et ce n’est pas le « noir à lèvre » qu’elles nous ont copieusement tartiné sur les nôtres « «  qui ont changé quoi que ce soit ! On ne se laisse pas facilement abimer le portrait, nous !
Mathieu-Enée est venu nous « éclaircir » la voix avant de se servir de la sienne auprès de Didon.
Je ne voudrais pas faire ma crise de jalousie, mais j’en ai marre que les ténors se récoltent toujours les beaux rôles auprès de belles sopranes, alors  que nous les basses, on joue toujours les « soutiers » au fond de nos « cales à charbon » !
Toutes ces laborieuses préparations nous ont quand même donné un spectacle, ma foi, assez réussi. Cela commence par un discours de Janet, que j’ai mis deux bonnes années, enfin,  à comprendre qu’elle était anglaise ! On ne me dit jamais rien, à moi !
Bon ! En gros cela parle d’une greluche qui s’embête ferme dans son gourbi méditerranéen, et dont la copine bien intentionnée lui suggère d’aller se farcir un grec. Vous remarquerez, au passage, que les femmes ont toujours de charmante copine qui leur propose gentiment de belles conneries à ne pas faire ! Mais elles s’y foncent quand même, tête baissée, si j’ose dire !
Ensuite, on a droit à une chanson originaire de la « perfide Albion » qu’on nous présente comme étant un truc de quatre farfelus célèbres des années 70 ! « back in USSR » qu’ils disent ! Plus ringard que ça, tu meures ! Vu que l’URSS n’existe plus depuis 1991 !  Ils vont avoir quelques « soucis » pour y revenir ! C’est moi qui vous le dit ! Heureusement la douce voix mélodieuse de Didon vient nous bercer après cet intermède sauvage et bruyant. Elle est rejointe aussitôt par la voix non moins mélodieuse d’un jeune et charmant ténor  venu de Paris prénommé Arnaud Qu’il se rassure sur la qualité de mes compliments à son égard : je suis resté « hétéro » ! Mais son timbre de voix me rappelle furieusement celle de Paul McCartney des « béâteules »  Je ne sais pas si cela va lui faire plaisir, mais c’est ainsi !
Donc, il s’agit de  l’histoire d’une certaine Eleanor Rigby dont je n’avais jamais entendu parlé auparavant. En décryptant, avec peine, les paroles de cette chanson, de mon anglais scolaire très éloigné, je me suis aperçu que c’était triste à aller se faire pendre ou à se jeter sous une rame de métro! Encore une histoire à faire chialer dans les chaumières anglaises ! Pourtant des garçons si « gais » d’habitude ! Cela ne leur ressemble pas.
Bon ! Après on a droit à une certaine « Prudence » qui ne veut pas sortir de sa chambre, comme quoi elle y est plus heureuse. Nos têtes de « playmobil » ont beau lui expliquer que dehors il y a de beaux oiseaux en dehors des leurs, bien sûr, rien n’y fait ! Encore une bêcheuse coincée! On ne peut pas dire qu’elles soient simples, ces anglaises ! Après les « mijaurées »  on a droit aux « cochons » Ah ! Elle est belle la société anglaise ! Beau portrait flatteur !
Pas étonnant que les quatre chevelus de Liverpool se soient « barrés » aux « stâââtes ».
Nos jeunes ne savent plus que ces jeunes gens baignaient dans des années « révolutionnaires » antisystèmes, dont nous eûmes un beau « fleuron » en France en mai 1968. Ce qui n’a pas empêché, cette belle jeunesse « rouge bon teint » d’engendrer une bourgeoisie encore plus conformiste et égoïste que celle de leurs parents ! Mais « ceci est une autre histoire », comme le proclamait un  écrivain britannique et franc-maçon de son état, à la fin de ses livres : Rudyard Kipling pour les intimes !   
Enfin les sorcières font leur apparition. D’abord, il y a les « lentes » (pas les œufs des poux) non ! Bien que des poux dans la tête des sorcières, cela va de soi ! N’est-ce pas ? Mais des sorcières aux pas et aux gestes mesurés ! Les deux sorciers, eux aussi, sont de la partie. Dire qu’on a l’air malin et inspiré serait exagéré. Heureusement qu’il fait sombre et qu’on ne nous  reconnaît guère. Il y a des réputations familiales qui ne s’en relèvent pas ! Puis soudain, les « sorcières excitées » débarquent en tournant autour de nous.
Ensuite une sorcière « chef » se met à rameuter ses compagnes pour chanter une « horreur » comme quoi, elles sont bien contentes de faire du mal et qu’elles veulent pourrir la vie de ces pauvres amants Didon et Enée. Pour ce genre de chose, on n’a pas besoin de sorcières pour ça ! Moi, je connais quelque « brave » commère qui pourrait parfaitement faire l’affaire ! Pas vous ?  Mais à toute sorcière, il faut ses poisons et ses philtres maléfiques ! Mais Grands Dieux pourquoi y mêler les âmes innocentes de nos bambins ? Ils sont parfaits et très « pros » nos petits « têtards adorés » ! Après ceci ils nous chantent une chanson où il est question «d’yeux brillants » et où je ne comprends strictement pas ce qu’elle vient faire dans l’histoire de Didon et Enée.
Belinda-Agathe nous chante les beautés de la campagne que je suppose être celle de Carthage. Mais là, je m’inscris en faux ! Car ayant parcouru les ruines de cette ville célèbre, je peux vous dire que la campagne autour, n’a rien du bocage anglais question verdure et beautés bucoliques. Qu’est-ce qu’ils peuvent broder ces artistes ! Ils vivent vraiment dans leurs petits nuages peuplés de séraphins !
Bon, je passe en vitesse sur le solo de la seconde dame, c’est alors que l’on se paye une averse carabinée et pas un abri à l’horizon, ensuite on a l’inévitable roucoulade des deux amoureux Didon et Enée. Une petite musique d’intermède et ensuite les chialeries de Didon à cause de cet ingrat d’Enée qui part fonder Rome. Moi, j’en étais resté à Romulus qui avait buté son frère Rémus! Avec toutes ces légendes, on ne sait plus ce que l’on doit croire !
Ah mais le plus beau nous attendait après les saluts et les applaudissements du final !
On s’est farci du «  Yellow submarine » ! Il fallait qu’ils aient vraiment fumé beaucoup de moquette pour voir des sous-marins « jaunes » ces pauvres Beatles ! Tellement incongru qu’en France on la rebaptisa « Sous-marin vert » pour ne pas faire trop ridicule ! M’enfin ! Ce sont des Anglais ! C’est pourquoi on leur pardonne beaucoup de choses ! Un peuple qui possède encore une « Queen » et des chanteurs qui voient des sous-marins jaunes ne peut-être qu’un peuple hautement civilisé !
Ce « crazy day s’est donc terminé dans la joie et l’allégresse par un petit buffet bien sympathique dans la bibliothèque où nous avons retrouvé nos édiles et nos hommes et femmes de l’art lyrique. Je ne saurais vous quitter sans rendre hommage à nos sympathiques amis choristes de Paris qui ont eu beaucoup de courage pour venir ainsi chanter dans ce coin paumé de la banlieue de Paris. J’espère que nous les reverrons un jour prochain. J’ai aussi une pensée pour nos musiciens : les modernes comme les classiques. J’ai été heureux d’entendre de nouveau le son d’un clavecin ou d’une épinette ( je confesse mon ignorance à ce sujet !). 
Quant à nous, de nouvelles aventures lyriques nous attendent ! « In french » ce coup-ci !

jeudi 20 octobre 2011

De Purcell aux Beatles


Lors de la répétition du 11 octobre, Jérôme nous a fait part d’informations importantes. Comme je les ai enregistrée sur mon magnéto, je vous les répercute par écrit.
Pour « Didon et Enée » il nous a rassurés. Nous n’aurons que des petites « pièces » à exécuter et qui ne dureront pas plus de 10 minutes. Ensuite, il fallait s’y attendre, on va se farcir de « english » jusqu’à plus soif ! De Purcell aux « scarabées  qui bourdonnent à London » comme le chante quelqu’un des îles ! Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? On pouvait aller jusqu’aux « spisse gueûrles » et « lady bargeot » ah ! pardon « lady gaga » tant qu’on y était !
Comme si l’on entendait pas assez brailler anglais toute la journée dans nos boites médiateuses et électroniques ! Enfin ! On est là pour obéir. Il paraît que cela sera « cool » !
Pour nous consoler, Jérôme nous a appris que le « grand staff » se réunissait pour nous « pondre » une belle œuvre lyrique pour la saison prochaine. Il a même osé parler d’Offenbach !
Ah mon Dieu ! Faites qu’ils se décident bien ! Car entre « La belle Hélène » et « yellow submarine » je n’ai pas une seconde d’hésitation, moi ! Les aventures d’Agamemnon m’intéressent plus que celles des quatre farfelus milliardaires de Liverpool. Heureusement, d’ici le 17 mars beaucoup de choses peuvent encore se passer. 
Enfin, pour être sérieux nous allons lier nos forces et nos compétences lyriques avec celles de Savigny-le-Temple pour une œuvre lyrique conséquente. 

dimanche 11 septembre 2011

Le complexe de Diogène



Ce philosophe grec était un « teigneux »  un « infréquentable » qui vivait dans un tonneau mais qui surtout, se trimbalait la nuit, avec une lanterne en apostrophant les passants en leur disant : « je cherche un homme ». Vous aurez certainement compris le rapprochement philosophique qui a poussé  Marie-Claude, Françoise et moi-même à tenir un stand au forum des associations de Moissy-Cramayel.
Nous aussi, on cherche des hommes ! Denrée rare surtout parmi les ténors et les basses.
Ah ! Ce n’est pas faute d’avoir fait du racolage dans les allées du gymnase. Surtout par ces dames, parce que moi, je n’ai pas eu beaucoup de succès avec eux. Malgré tout, deux « mâles » nous ont fait la promesse de venir, ainsi que quatorze nouvelles recrues parmi ces dames. Non, je n’y suis pour rien ! Qu’allez-vous imaginer ?
Cette première expérience a tout de même été très concluante. Avec relativement peu de moyens, nous avons quand même « assuré » Moi qui ai acheté un magnifique PC portable dont je ne savais pas quoi faire, je lui ai trouvé une utilisation très rationnelle avec passages de vidéos de la Périchole en boucle du plus bel effet ! Surtout sur les gamins de moins de dix ans. Nous avons eu, bien heureusement, la visite de quelques choristes qui nous ont permis de passer la journée bien agréablement et sans ennui.
Il faudra la renouveler l’année prochaine en adaptant mieux notre stratégie de recrutement.
L’essentiel est d’avoir « amorcé la pompe »

mercredi 29 juin 2011

On a « Fauré » un gisement de bière

Que je vous raconte, sinon vous n’allez encore pas  piger cette belle  « saillie » sortie de mon cerveau en ébullition. Il faut dire qu’avec la chaleur de ces derniers jours, il n’a pas eu le temps de refroidir, le pauvre chéri ! Et surtout hier soir !
Heureusement, notre salle de cours de solfège était climatisée. Ah ! Quel bonheur ! Nous y avons attendu notre chef, bien au frais, sans trop d’impatience, vu que les routes étaient encombrées. Enfin, c’est ce qu’il nous a dit ! Après un rapide tour d’horizon sur nos compétences toutes neuves à reconnaître les rythmes nous avons vu débarquer nos collègues choristes dans notre salle. Par un phénomène étrange, eux, qui ne venaient jamais nous voir, se sont engouffré dans notre salle au point qu’elle en devint surchargée. C’est quand j’ai voulu sortir, que je me suis aperçu de la « cause ». Hou ! C’est comme si je venais d’ouvrir la porte des « enfers » ! Une haleine torride de dragon m’a carrément empourpré les joues !
Ah ! Je ne voulais plus sortir ! Pas question ! Et bien vous ne le croirez pas, « on » nous a obligé  à aller chanter dans le « four » d’à côté. Et là, on s’est farci quasiment la moitié du requiem de Mozart. Comme cure d’amaigrissement, je vous le recommande ! Une demi-heure de plus et le requiem était pour nos funérailles ! Ce n’est pas dans un cercueil que l’on nous aurait enterré, mais dans une bombonne de verre tellement nous aurions été « liquides » !
Mais notre calvaire n’était pas terminé, car c’est alors qu’il nous a fallu « Fauré » !
Heureusement le « forage » à continuer  dehors, AU FRAIS sous la forme d’excellentes bouteilles de bière remises à notre chef tant apprécié. Il eut droit aussi, à une jolie carte personnalisée par l’épouse de Serge et au dos de laquelle nous avons bien voulu mettre quelque « pensées » amicales » pour que notre Jérôme national ne nous échappe pas et qu’il revienne bien vite, nous « torturer » après des vacances bien méritées pas nous tous !  

samedi 4 juin 2011

En cas de Mahler !

Ah ! Je suis fier de ma trouvaille ! Le plus dur, c’est qu’il va falloir que j’explique.
Figurez-vous que notre Jérôme, pour nous initier à la grande musique, lors de notre cours de solfège, a sorti de ses affaires un CD des œuvres de Gustav Mahler.
Hou ! La ! La ! Encore de la musique ch…..embêtante en perspective. Me suis-je pensé lamentablement, comme le beauf que je suis parfois ! Oui, parce que pour moi, il y a deux catégories dans la grande musique classique. Il y a celle, enthousiasmante et merveilleuse, dont je ne me lasse pas, et il y a celle, ch…..soporifique et lugubre qui vous donne plus envie de sauter par la fenêtre, un soir de déprime, que de la fredonner sous la douche. Vous voyez ce que je veux dire ! Et le comble de l’agacement pour moi ;  c’est toujours cette dernière catégorie que j’entends souvent sur des chaînes de radio snobinardes et élitistes de mes deux….choses sur mon autoradio! Alors quand notre maître a dégainé son « Mahler », j’ai eu un moment de panique. Mais voilà toute la grâce et tout le génie de la science initiatique de notre grand homme. Tout de suite, nous fûmes envoûtés, subjugués par ces sons étranges sortis des baffles. Jamais de ma vie, je n’avais entendu jouer « frère Jacques » de cette manière ! Un vrai moment de bonheur musical. Et c’est pas de la lèche ! C’est sincère ! Ce qui prouve bien dans l’existence, que si nous ne sommes pas « initiés » dans le bon sens du terme, nous passons comme des somnambules à côté de beautés artistiques qui peuvent nous échapper à tout jamais.
Et mon « en cas de Mahler » se transforma soudain, en « instant de bonheur » !


Le Requiem du psy

Quel bonheur aussi, de retrouver nos partoches du Requiem de Mozart qui dormaient lamentablement dans nos cartons. Un qui fut joyeusement surpris, c’est notre « big boss » !
Il nous a d’ailleurs un peu inquiété, quant à la fin d’un morceau, il se mit à rire et à danser une sorte de gigue personnelle. Il faut dire que nous avons chanté avec un tel enthousiasme que l’on a dû nous entendre jusqu’à la place du « 14 juillet » !
Moi, je faisais un peu la « gueule » Etant la seule « basse » de la chorale présente ! Pas le seul « mâle » vu qu’un ténor rescapé de l’hécatombe masculine m’accompagnait. Mais j’ai ramé, je vous prie de le croire. Voyez comme la vie est injuste. Vous croyez que j’en fus récompensé ? Que nenni ! Et non pas « Queue de Nelly » ! Vous avez déjà vu une femme avec une queue, vous ? Bon, je m’égare !
Dans un accès d’enthousiasme qui caractérise à la perfection mon caractère généreux, j’ai commis une très légère bévue en partant avec les sopranes dans un passage assez délicat.
Et alors ? Y a pas de quoi fouetter un chat ! ? Ni une chatte d’ailleurs ! Pourquoi ce sont toujours les chats qui trinquent ?
C’est alors que je vis fondre sur moi, un Jérôme un tantinet rigolard, se croisant les bras et sortant ces phrases incongrues et scandaleuses:
_Dis, Gérard ! Allonge-toi sur ce canapé (sic) !
_Raconte-moi ton enfance ! Dis-moi pourquoi tu rêves d’être une soprane ?
Sur le coup, j’ai cru qu’une durite avait lâché dans le cerveau de notre maître vénéré. Qu’est-ce qu’il me raconte là ? A l’explosion de rires de mes consœurs, qui ne l’étaient pas sur ce coup-là, je compris, à ma grande confusion, ce qu’il voulait me signifier.
Mais était-il nécessaire de m’infliger cette humiliation ?
Vous comprenez pourquoi il y a de moins en moins de mâles dans les chorales ? Je n’ai plus besoin de vous faire un dessin.
Heureusement la vie vous donne des « médicaments » pour vous guérir de toutes vos humiliations. A la fin du cours, une soprane est venue me trouver. Elle s’est plantée devant moi, l’air grave et sérieux. Sur le coup, je fus pris d’une légère angoisse,  car je connaissais son caractère toujours gai et enjoué. Et elle me sort tout à trac :
_Tu sais que tu as une belle voix ?
Wouah ! Là, j’ai raté un battement de cœur. J’ai failli avoir un malaise !
Je ne la dénoncerai pas pour ne pas l’humilier et ne pas l’exposer ainsi au feu des moqueries habituelles de ses gentilles « copines » ! Les gens sont si jaloux !
Je n’ai pas besoin de vous dire que je revins chez moi en marchant sur des nuages !
Au fond, ce n’est pas forcément un inconvénient d’être la seule basse de la chorale, un soir de printemps. 







samedi 28 mai 2011

A table ! A table, fripon !

Pour savourer toute l’étrangeté et toute l’incongruité de ce titre, vous allez devoir me lire jusqu’au bout.  Sinon, vous ne saurez rien ! Contrairement à ce qu’il laisserait supposer, il ne s’agit nullement d’un interrogatoire de police musclé que j’aurais subi à la suite d’un braquage de banque. Il ne vous a pas échappé que nous venons de faire un splendide concert sur la gastronomie, avec nos copines de l’école de chant. Et tout ça, à l’école de musique du Noyer-Perrot où l’on avait transformé notre salle de répétition en restaurant de « l’Auberge du Cheval Blanc » Petites tables rondes agrémentées d’assiettes remplies de gâteaux "apéritif" et de verres en plastique pour trinquer avec notre cidre. Voilà quelque chose qu’il ne faut jamais laisser à ma vue, et à portée de mes grosses paluches ! Je m’y précipite avec la voracité de l’affamé qui n’a pas becqueté depuis trois semaines, à la grande honte de mon épouse, quand nous sortons chez des amis. Donc, nous les hommes, nous étions sapés façon « Milord » ! Enfin, moi surtout, avec mon costard cravate sombre. Toute la différence d’élégance entre quelqu’un qui va au Fouquet’s et ceux qui se contentent des guinguettes du bord de la Marne ou des « fast-food » du coin. Mais je n’en dirai pas plus ! Ne voulant vexer personne. Le costard, c’est beau, mais quelle idée ! Quelle stupidité ! J’aurai dû venir en « Marcel » et en short. Il faisait une chaleur telle que j’avais l’impression de fondre comme une motte de beurre abandonnée sur une plage du Lavandou.  Et d’un quintal de graisse liquide, on en fait quoi avec ? Hein !  Même pas de la cuisine ! Quant à ces dames,  elles étaient plus pimpantes et sexy que jamais. Ça nous change du jeans « unisexe » et des polos fadasses et sans âme ! C’est bien simple, c’était plus les mêmes ! Je ne les reconnaissais pas.
Un, qu’on n’a pas reconnu non plus, c’est notre Jérôme national, déguisé en Ragueneau d’un soir. Et je signale à nos peu « culturés » que Ragueneau était le copain cuisinier-poète de Cyrano de Bergerac ! C’est quand même un peu plus « classe » que le « Henri Zotto » dont on l’avait affublé ! Pauvre Jérôme !
Mais sa toque et son tablier blanc lui allait à merveille. De là à écrire qu’il a une vraie tête de chef cuisinier, je ne pousserai pas l’insolence aussi loin. Quoi que la cuisine, la poésie, la musique, la chanson, font parties du monde de l’Art et des belles choses que tout être humain se doit d’aimer et d’apprécier.
Bon ! Marie-Claude nous a invité à manger sur un air de « La vie parisienne » d’Offenbach.
Enfin, c’est plutôt elle qui s’est fait inviter.
Ensuite « Bijou » est venu nous raconter la « légende du verre » ! La Grande Duchesse de Gerolstein doit encore en frémir d’aise.
Quant à la suivante, je me dois de vous raconter un petit fait assez cocasse. Lors d’une répétition précédente, « on » nous avait refilé un programme très sommaire où l’on pouvait lire : « C’est bon le c…. » Avec toute l’humilité et la déférence due à ma condition, je ne saurais recommander, sans la moindre insolence de ma part, à notre chère Nadège, de ne plus employer de raccourcis pareils, car voulant retranscrire sur mon site le dit programme, je fus pris d’une sorte de gêne proprement et littéralement cornélienne. Connaissant la salacité naturelle de notre sexe, vous comprendrez aisément que j’ai imaginé des choses…mais des choses ! « Je ne vous raconte pas » ! Bon ! J’ai opté en premier lieu, pour le cognac ! Grave erreur. Il s’agissait du champagne. Voyez où mène ce genre d’approximation ?
Puis ce fût le tour de notre prestation : l'Auberge du Cheval Blanc.
Franc succès. Si !Si ! Il faut le dire. Un peu d’autosatisfaction ne fait pas de mal, de temps en temps.
Monique nous entraîna dans « les jardins de Provence » du très regretté Gilbert Bécaud. 
Nous eûmes une succession de diners, de soupers,  de poularde pour arriver au morceau de roi :
Notre « Mozart à Lyon » Bon ! Je ne dirais pas que l’exécution (terme approprié) fut parfaite. Mais on s’en est tiré avec les honneurs. Ce n’est déjà pas si mal.
Et c’est reparti pour une longue litanie de plats, de trucs plus ou moins cocasses autour de la table. Arrive enfin notre fameuse « tarte aux pommes » Et alors là ! Si pour ces dames se fut du plaisir.
C’est normal, elles adorent toutes les sucreries, les pâtisseries, enfin tout ce qui les rend minces et légères. Nous, les hommes, nous ne sommes pas des « sucrés » nous sommes  des « salés » ! Donc, par une osmose naturelle et facile à saisir, elles ont « braillé » à l’aise ces dames, alors que nous, derrière, nous étions noyés dans un nuage strident qui étouffait tous nos « dôm, dôm » ridicules et inaudibles ! Mais un clin d’œil complice de notre brave « Capel Meister » nous fit comprendre qu’il nous pardonnait à l’avance. Ah ! La solidarité masculine n’est pas un vain mot. Comme ça fait chaud au cœur !
Mais le plus dur m’attendait à la sortie. Regagnant, la paix dans l’âme, le devoir accompli, une place bien méritée, je fut « harponné » (et le mot n’est pas trop fort !) par Nadège qui m’intima d’autorité l’ordre de m’asseoir sur une chaise, près d’elle. Encore frappé de stupeur, je lançais un regard périscopique au alentour pour comprendre l’objet de cette attention soudaine. C’était quand même pas un « plan drague » ? Oh ! Pas Nadège ! C’est lorsque que je vis Monique, qui chantait déjà, me fixer, me prendre à partie, que je compris toute l’horreur de ma situation ! Voilà-t-y pas qu’elle me reprochait un tas de choses en public, notamment que j’aurais dîné avec elle, un jour, supposant des relations que je n’ose qualifier. Et tout ça, en public, devant mon épouse, forcément attentive, tu parles ! J’avais beau dénier de la tête, faire comprendre que j’avais affaire à une hystérique, peine perdue. Et la foule qui ricanait de mon malheur. Ça, c’est des coups à se retrouver le soir, dans la niche à chien, au fond du jardin! Heureusement, je n’ai pas de chien. Juste une chatte qui dort sur le canapé ! Mais quand même ! Sont-ce des choses à infliger à un honnête chrétien ? Et tout ça à l’improviste, sans même avoir été averti. Et devant un élu de la république, par-dessus le marché. Car Didier était encore venu subrepticement participer à nos agapes musicales. Je ne suis pas prêt de me présenter à la députation, c’est moi qui vous le dit. Avec toutes les affaires scabreuses qui se passent en ce moment concernant nos élus.
Heureusement, comme dans toutes les bonnes comédies, tout c’est bien terminé.
Marie-Claude nous a fait le coup de la Périchole un peu pompette, et tout le monde à repris en cœur l’air de « L’Auberge du Cheval Blanc » pour terminer en beauté.

Pour clore, et non pas le sempiternel « clôturer » qui m’agace à chaque fois que je l’entends, car certains n’ont toujours pas compris que les verbes « clore » et « clôturer »  ne signifient pas du tout la même chose ! Je commence à comprendre, avec toute « l’humilité » qui me caractérise, (et je vous prierais de ne pas ricaner trop fort !) qu’une ânerie répétée des millions de fois finit par devenir la règle !
Comme le vaniteux « je m’excuse » ! Si vous vous absolvez tout seul, comme un grand, des conneries que vous faites, il n’y a plus rien à ajouter ! Et moi, je ne « m’excuserai pas » de vous l’avoir signalé ! Bref ! Je m’égare !
Car je voulais remercier toutes ces charmantes copines qui se sont précipitées pour me donner la recette de la cervelle de canut.
Dans un souci très altruiste et très généreux de leur part, de vouloir ainsi me rassurer, de me consoler de ma grande « angoisse » elles m’ont appris qu’il s’agissait d’un plat lyonnais et non pas d’une vraie cervelle d’être humain.  Me voilà donc de nouveau « serein » même si j'ai l'affreux sentiment, douloureux et persistant  qu'elles pensent encore que j’ai une cervelle de…..serin ?


Mais je vous embrasse toutes, sans rancune et avec tendresse. 

mercredi 25 mai 2011

On s’est goinfré Mozart à Lyon

Et quand j’écris « goinfré », c’est vraiment « goinfré » jusqu’à s’en éclater les cordes vocales et non pas la panse ce qui, personnellement, m’aurait mieux convenu.
Ah ! On en a bouffé de la « tarte Tatin ».
Mais entre nous, vous connaissez beaucoup de pays où l’on massacre sans vergogne un chef d’œuvre de Mozart pour lui filer des paroles de nourritures, de bombances culinaires ?
Non ! Il n’y a qu’en France où une telle chose peut se concevoir. Notre amour de la bonne bouffe suinte de partout ! Même sur les partitions musicales !
Si la musique, archi célèbre, de cette œuvre de Mozart passe comme une flûte de champagne dans des gosiers assoiffés, les paroles de cette pochade sont d’une incroyable difficulté.
Je sais que notre « Capel Meister » préféré va encore protester du contraire.
Il faut quand même dire que répéter des « miam-miam » des dizaines de fois, pendant des secondes qui semblent interminables, finit par frôler le ridicule. Surtout quand on n’est pas foutu de savoir où ça s’arrête ! Sans compter que nos belles voix de basses ont du mal à grimper certaines « côtes » Mais notre admirable chef  (slurp ! slurp ! slurp !) nous a remorqué tellement fort que nous avons franchi des « cols » réputés infranchissables à l’aide d’une gymnastique corporelle, que par pudeur pour ma famille, je ne décrirais pas ici !
Pour ma part, il y a des enchaînements de paroles que j’ai eu un mal fou à négocier.
C’est ainsi que j’étais persuadé qu’une certaine « tarte » était « au citron vert » avant de m’apercevoir qu’il s’agissait finalement de « tarte au citron crème » ! Moi, je maintiens, quand même, que ma version est la plus logique ! M’enfin (comme dirait Gaston) faut bien suivre la partition ! Et ben Jérôme, il ne s’en est même pas aperçu !
A un autre endroit, j’ai été vraiment choqué ! Oui, le mot n’est pas trop fort ! On y parle de « cervelles de canut » ! Mais c’est horrible ! Vous savez qui étaient les canuts de Lyon. ?
C’était des ouvriers qui travaillaient dans les soieries lyonnaises et qui s’étaient révoltés contre leurs conditions misérables ! Alors manger de la cervelle de ces pauvres gens, mais c’est du cannibalisme ! C’est affreux ! Pouah ! Et on ose le chanter ? Il n’y a vraiment que dans notre beau pays où l’on peut becqueter de la cervelle d’être humain en chantant! Déjà qu’on bouffe des escargots et des cuisses de grenouilles ! Notre réputation ne va pas s’améliorer !
Pour finir nous avons fabriqué de la « tarte aux pommes » c’est vous dire si à la fin de la séance de répétition, on frôlait l’indigestion. Heureusement, une bonne auberge nous a permis de faire une sieste réparatrice.