samedi 28 mai 2011

A table ! A table, fripon !

Pour savourer toute l’étrangeté et toute l’incongruité de ce titre, vous allez devoir me lire jusqu’au bout.  Sinon, vous ne saurez rien ! Contrairement à ce qu’il laisserait supposer, il ne s’agit nullement d’un interrogatoire de police musclé que j’aurais subi à la suite d’un braquage de banque. Il ne vous a pas échappé que nous venons de faire un splendide concert sur la gastronomie, avec nos copines de l’école de chant. Et tout ça, à l’école de musique du Noyer-Perrot où l’on avait transformé notre salle de répétition en restaurant de « l’Auberge du Cheval Blanc » Petites tables rondes agrémentées d’assiettes remplies de gâteaux "apéritif" et de verres en plastique pour trinquer avec notre cidre. Voilà quelque chose qu’il ne faut jamais laisser à ma vue, et à portée de mes grosses paluches ! Je m’y précipite avec la voracité de l’affamé qui n’a pas becqueté depuis trois semaines, à la grande honte de mon épouse, quand nous sortons chez des amis. Donc, nous les hommes, nous étions sapés façon « Milord » ! Enfin, moi surtout, avec mon costard cravate sombre. Toute la différence d’élégance entre quelqu’un qui va au Fouquet’s et ceux qui se contentent des guinguettes du bord de la Marne ou des « fast-food » du coin. Mais je n’en dirai pas plus ! Ne voulant vexer personne. Le costard, c’est beau, mais quelle idée ! Quelle stupidité ! J’aurai dû venir en « Marcel » et en short. Il faisait une chaleur telle que j’avais l’impression de fondre comme une motte de beurre abandonnée sur une plage du Lavandou.  Et d’un quintal de graisse liquide, on en fait quoi avec ? Hein !  Même pas de la cuisine ! Quant à ces dames,  elles étaient plus pimpantes et sexy que jamais. Ça nous change du jeans « unisexe » et des polos fadasses et sans âme ! C’est bien simple, c’était plus les mêmes ! Je ne les reconnaissais pas.
Un, qu’on n’a pas reconnu non plus, c’est notre Jérôme national, déguisé en Ragueneau d’un soir. Et je signale à nos peu « culturés » que Ragueneau était le copain cuisinier-poète de Cyrano de Bergerac ! C’est quand même un peu plus « classe » que le « Henri Zotto » dont on l’avait affublé ! Pauvre Jérôme !
Mais sa toque et son tablier blanc lui allait à merveille. De là à écrire qu’il a une vraie tête de chef cuisinier, je ne pousserai pas l’insolence aussi loin. Quoi que la cuisine, la poésie, la musique, la chanson, font parties du monde de l’Art et des belles choses que tout être humain se doit d’aimer et d’apprécier.
Bon ! Marie-Claude nous a invité à manger sur un air de « La vie parisienne » d’Offenbach.
Enfin, c’est plutôt elle qui s’est fait inviter.
Ensuite « Bijou » est venu nous raconter la « légende du verre » ! La Grande Duchesse de Gerolstein doit encore en frémir d’aise.
Quant à la suivante, je me dois de vous raconter un petit fait assez cocasse. Lors d’une répétition précédente, « on » nous avait refilé un programme très sommaire où l’on pouvait lire : « C’est bon le c…. » Avec toute l’humilité et la déférence due à ma condition, je ne saurais recommander, sans la moindre insolence de ma part, à notre chère Nadège, de ne plus employer de raccourcis pareils, car voulant retranscrire sur mon site le dit programme, je fus pris d’une sorte de gêne proprement et littéralement cornélienne. Connaissant la salacité naturelle de notre sexe, vous comprendrez aisément que j’ai imaginé des choses…mais des choses ! « Je ne vous raconte pas » ! Bon ! J’ai opté en premier lieu, pour le cognac ! Grave erreur. Il s’agissait du champagne. Voyez où mène ce genre d’approximation ?
Puis ce fût le tour de notre prestation : l'Auberge du Cheval Blanc.
Franc succès. Si !Si ! Il faut le dire. Un peu d’autosatisfaction ne fait pas de mal, de temps en temps.
Monique nous entraîna dans « les jardins de Provence » du très regretté Gilbert Bécaud. 
Nous eûmes une succession de diners, de soupers,  de poularde pour arriver au morceau de roi :
Notre « Mozart à Lyon » Bon ! Je ne dirais pas que l’exécution (terme approprié) fut parfaite. Mais on s’en est tiré avec les honneurs. Ce n’est déjà pas si mal.
Et c’est reparti pour une longue litanie de plats, de trucs plus ou moins cocasses autour de la table. Arrive enfin notre fameuse « tarte aux pommes » Et alors là ! Si pour ces dames se fut du plaisir.
C’est normal, elles adorent toutes les sucreries, les pâtisseries, enfin tout ce qui les rend minces et légères. Nous, les hommes, nous ne sommes pas des « sucrés » nous sommes  des « salés » ! Donc, par une osmose naturelle et facile à saisir, elles ont « braillé » à l’aise ces dames, alors que nous, derrière, nous étions noyés dans un nuage strident qui étouffait tous nos « dôm, dôm » ridicules et inaudibles ! Mais un clin d’œil complice de notre brave « Capel Meister » nous fit comprendre qu’il nous pardonnait à l’avance. Ah ! La solidarité masculine n’est pas un vain mot. Comme ça fait chaud au cœur !
Mais le plus dur m’attendait à la sortie. Regagnant, la paix dans l’âme, le devoir accompli, une place bien méritée, je fut « harponné » (et le mot n’est pas trop fort !) par Nadège qui m’intima d’autorité l’ordre de m’asseoir sur une chaise, près d’elle. Encore frappé de stupeur, je lançais un regard périscopique au alentour pour comprendre l’objet de cette attention soudaine. C’était quand même pas un « plan drague » ? Oh ! Pas Nadège ! C’est lorsque que je vis Monique, qui chantait déjà, me fixer, me prendre à partie, que je compris toute l’horreur de ma situation ! Voilà-t-y pas qu’elle me reprochait un tas de choses en public, notamment que j’aurais dîné avec elle, un jour, supposant des relations que je n’ose qualifier. Et tout ça, en public, devant mon épouse, forcément attentive, tu parles ! J’avais beau dénier de la tête, faire comprendre que j’avais affaire à une hystérique, peine perdue. Et la foule qui ricanait de mon malheur. Ça, c’est des coups à se retrouver le soir, dans la niche à chien, au fond du jardin! Heureusement, je n’ai pas de chien. Juste une chatte qui dort sur le canapé ! Mais quand même ! Sont-ce des choses à infliger à un honnête chrétien ? Et tout ça à l’improviste, sans même avoir été averti. Et devant un élu de la république, par-dessus le marché. Car Didier était encore venu subrepticement participer à nos agapes musicales. Je ne suis pas prêt de me présenter à la députation, c’est moi qui vous le dit. Avec toutes les affaires scabreuses qui se passent en ce moment concernant nos élus.
Heureusement, comme dans toutes les bonnes comédies, tout c’est bien terminé.
Marie-Claude nous a fait le coup de la Périchole un peu pompette, et tout le monde à repris en cœur l’air de « L’Auberge du Cheval Blanc » pour terminer en beauté.

Pour clore, et non pas le sempiternel « clôturer » qui m’agace à chaque fois que je l’entends, car certains n’ont toujours pas compris que les verbes « clore » et « clôturer »  ne signifient pas du tout la même chose ! Je commence à comprendre, avec toute « l’humilité » qui me caractérise, (et je vous prierais de ne pas ricaner trop fort !) qu’une ânerie répétée des millions de fois finit par devenir la règle !
Comme le vaniteux « je m’excuse » ! Si vous vous absolvez tout seul, comme un grand, des conneries que vous faites, il n’y a plus rien à ajouter ! Et moi, je ne « m’excuserai pas » de vous l’avoir signalé ! Bref ! Je m’égare !
Car je voulais remercier toutes ces charmantes copines qui se sont précipitées pour me donner la recette de la cervelle de canut.
Dans un souci très altruiste et très généreux de leur part, de vouloir ainsi me rassurer, de me consoler de ma grande « angoisse » elles m’ont appris qu’il s’agissait d’un plat lyonnais et non pas d’une vraie cervelle d’être humain.  Me voilà donc de nouveau « serein » même si j'ai l'affreux sentiment, douloureux et persistant  qu'elles pensent encore que j’ai une cervelle de…..serin ?


Mais je vous embrasse toutes, sans rancune et avec tendresse. 

mercredi 25 mai 2011

On s’est goinfré Mozart à Lyon

Et quand j’écris « goinfré », c’est vraiment « goinfré » jusqu’à s’en éclater les cordes vocales et non pas la panse ce qui, personnellement, m’aurait mieux convenu.
Ah ! On en a bouffé de la « tarte Tatin ».
Mais entre nous, vous connaissez beaucoup de pays où l’on massacre sans vergogne un chef d’œuvre de Mozart pour lui filer des paroles de nourritures, de bombances culinaires ?
Non ! Il n’y a qu’en France où une telle chose peut se concevoir. Notre amour de la bonne bouffe suinte de partout ! Même sur les partitions musicales !
Si la musique, archi célèbre, de cette œuvre de Mozart passe comme une flûte de champagne dans des gosiers assoiffés, les paroles de cette pochade sont d’une incroyable difficulté.
Je sais que notre « Capel Meister » préféré va encore protester du contraire.
Il faut quand même dire que répéter des « miam-miam » des dizaines de fois, pendant des secondes qui semblent interminables, finit par frôler le ridicule. Surtout quand on n’est pas foutu de savoir où ça s’arrête ! Sans compter que nos belles voix de basses ont du mal à grimper certaines « côtes » Mais notre admirable chef  (slurp ! slurp ! slurp !) nous a remorqué tellement fort que nous avons franchi des « cols » réputés infranchissables à l’aide d’une gymnastique corporelle, que par pudeur pour ma famille, je ne décrirais pas ici !
Pour ma part, il y a des enchaînements de paroles que j’ai eu un mal fou à négocier.
C’est ainsi que j’étais persuadé qu’une certaine « tarte » était « au citron vert » avant de m’apercevoir qu’il s’agissait finalement de « tarte au citron crème » ! Moi, je maintiens, quand même, que ma version est la plus logique ! M’enfin (comme dirait Gaston) faut bien suivre la partition ! Et ben Jérôme, il ne s’en est même pas aperçu !
A un autre endroit, j’ai été vraiment choqué ! Oui, le mot n’est pas trop fort ! On y parle de « cervelles de canut » ! Mais c’est horrible ! Vous savez qui étaient les canuts de Lyon. ?
C’était des ouvriers qui travaillaient dans les soieries lyonnaises et qui s’étaient révoltés contre leurs conditions misérables ! Alors manger de la cervelle de ces pauvres gens, mais c’est du cannibalisme ! C’est affreux ! Pouah ! Et on ose le chanter ? Il n’y a vraiment que dans notre beau pays où l’on peut becqueter de la cervelle d’être humain en chantant! Déjà qu’on bouffe des escargots et des cuisses de grenouilles ! Notre réputation ne va pas s’améliorer !
Pour finir nous avons fabriqué de la « tarte aux pommes » c’est vous dire si à la fin de la séance de répétition, on frôlait l’indigestion. Heureusement, une bonne auberge nous a permis de faire une sieste réparatrice.




lundi 14 mars 2011

Le vieil homme à l’écharpe jaune

Il était là, assis devant moi, sur une chaise haute, au pied d'un escalier de la salle de concert. En face de  lui, un quatuor de jeunes musiciens jouait une petite pièce de Mozart. L’agitation indisciplinée des badauds autour de ces jeunes artistes ne semblait pas l’émouvoir. Il était perdu dans ses pensées. Et quelles pensées ! Car tout à coup, la lumière fut en moi ! Je savais que j’avais déjà vu ce visage quelque part, mais où ? Partout ! A la télé, dans des revues, entendu même à la radio. Oui, c’était bien Lui, le professeur Albert Jacquard en personne. Mais que venait-il faire ici ? Oui, je sais, il a le droit d’être mélomane et de venir écouter de la musique classique. Mais pourquoi à Moissy ? Il faut dire que quelques instants auparavant, nous sortions de la représentation de la « Messe en sol » de Schubert. J’étais encore sous le coup des émotions que nous avait procurée cette interprétation magistrale sous la baguette et l’œil complice, goguenard, narquois, impératif, mais toujours passionné (ce que ne peuvent pas voir les spectateurs !) de notre chef bien aimé, Jérôme Boudin-Clauzel. Je ne l’avais pas vu dans la salle, parmi les spectateurs, mon vieux philosophe. Ceux-ci n’étaient pas très nombreux. Il faut avouer qu’une « messe » de nos jours, ne passionne plus grand monde !
Ensuite, nous avons eu « THE » grand concert de Beethoven, notre fameuse « Fantaisie ».
Pour le coup, je l’ai deviné dans l’ombre, juste au pied de mon épouse chérie. C’est alors que ce sont élevées dans les airs les notes les plus gracieuses qui soient,  provenant de jolies mains parcourant un clavier soumis et docile. Moi, coincé entre le rideau de la scène et mes « petits » camarades, je n’avais qu’attention soutenue et admirative pour cette jeune artiste et sa musique divine. C’est alors que ce produisit un incident qui faillit tout gâcher. Dieu sait si j’aime les enfants ! Dieu sait si j’adore ces petites têtes blondes ou brunes, mais le braillement que j’entendis soudain me provoqua une bouffée de haine soudaine où je me vis étrangler avec plaisir un petit morveux ! Quoi que ceux qui méritaient de l’être, c’était plutôt les parents.
Heureusement, ce fut bref, et je préfère oublier.  Pour le reste, tout fut parfait.
Mais le plus surprenant m’attendait encore, un peu plus tard. Notre école de musique, dans son « infinie  bonté » nous avait réservé des places pour le concert suivant. Et là, j’ai assisté à une chose fabuleuse (enfin pour moi !) ; Plus d’une trentaine de jeunes musiciens, même très jeunes musiciens, ont interprété  la 7° symphonie de Beethoven SANS chef d’orchestre ! Alors là, c’est fort !  C’était hallucinant de voir ces jeunes artistes avec leur talent fou exécuter cette œuvre à la perfection, dans une cohérence et un ensemble parfait ! Si maintenant, on peut se passer de chefs d’orchestre ou va-t-on ? Je vous le demande ! On va quand même garder Jérôme par « affection » car on l’aime bien. Et il peut nous servir à l’occasion. On ne sait jamais ! Il faut dire qu’un homme agitant une baguette devant un parterre de musiciens, cela à toujours de la « gueule » ! Il faut quand même sauver les traditions, ne serait-ce que pour l’esthétique !
D’ailleurs, à propos de « tradition » aucune belle manifestation ne peut se terminer sans un bon buffet. Celui-ci nous a rassemblés dans la médiathèque où nous avons pu écouter un compliment de notre cher Didier Turba que nous remercions pour son dévouement et pour l’attention qu’il nous a portée tout au long de cette journée. Même pendant nos répétitions, c’est vous dire ! 
Mais le plus beau m’attendait le lendemain ! Sur mon bureau trainait une affichette que nos « djeûsses » branchés appellent « flyers » car ils ne connaissent plus leur langue. Et je me mets à lire la liste de nos « solistes » ! Wouah ! Abruti que je suis ! Âne bâté définitif.
Je lis le nom de ma jeune et talentueuse pianiste : Marion Jacquard !
Bon Dieu ! Mais c’est bien sûr ! Ce serait exclamé l’inspecteur Bourrel que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître !
Une petite visite avec mon « destrier gogole » sur le « ouèbe » me confirme ce que j’avais deviné : Le vieil homme à l’écharpe jaune est aussi, et surtout un grand père attentionné pour sa petite fille pianiste.

Albert Jacquard




samedi 9 janvier 2010

Le concert des voeux du maire

Oyez! Oyez! Braves gens! Que ceux qui veulent écouter une chorale en pleine action, à l'occasion des voeux du Maire de Moissy-Cramayel chargent ce beau fichier mp3 provenant d'un enregistreur personnel. La qualité du son n'est pas extraordinaire, mais l'enthousiasme des choristes est au top!


-Jubilemus exultemus de Couperin: Un musicien français un peu trop oublié:
-Laschia ch'io pianga de Haendel; Ceux qui ont vu le film "Farinelli" ne peuvent que se souvenir de ce moment de sublimes émotions.
-Heilig de Schubert; quand les "teutons" nous montrent leur extrême sensibilité!
-La Périchole d'Offenbach d’un petit juif autrichien qui fut le plus français de nos musiciens et qui fit la renommée universelle de la gaité polissonne à la gauloise!

Vous le retrouverez aussi sur le site de la chorale : Chorale de Moissy

Concert à l’occasion des vœux de Monsieur le maire de Moissy-Cramayel !

Et hier, le « vice-roi » n’était pas notre cousin ! C’est que l’édile de Moissy nous a fait des compliments qui ont flatté nos egos, pour, au moins, une bonne année !
Bon ! Quand il a fait taire la foule des notables qui bavassaient comme des pies borgnes en attendant de se délecter au buffet qui s’étalait derrière lui, il a prononcé la phrase fatidique, la phrase malheureuse, que tout citoyen craint comme la voix de sa belle-mère annonçant son arrivée, sur le pas de la porte de sa maison : « Je vais être bref » !
Quand un homme public dit « je vais être bref » c’est que vous en avez au moins pour trois bons quarts d’heure de discours lénifiants à vous farcir ! Vous n’y couperez pas !
Dans un très léger moment de relâchement de mon attention, lors de ce discours sérieux en diable, je me suis mis à penser à une bande dessinée de ma jeunesse. Et dans cette bande dessinée, un personnage d’une saveur comique toute particulière y sévissait sous le crayon du génial Franquin, le dessinateur de Spirou :
Gustave Labarde, maire de Champignac !
Allez savoir pourquoi je pensais à lui dans ces moments d’un sérieux républicain sans faille !
Et puis c’est injuste ! Surtout après les compliments merveilleux qu’il nous fit à la fin de notre prestation musicale !
Ah ! Je ne suis qu’un ingrat ! Un vieux garnement irresponsable !
Après, nous sommes allés manger nos petits fours vite fait ! Vu les restrictions budgétaires annoncées par notre élu municipal, on a fait fissa pour fondre sur le banquet. Histoire de ne pas laisser, à la bande de criquets ravageurs venus écouter Monsieur le maire, le soin de nous bouffer tout notre « cachet » de la soirée. Mais moi qui avais dit à mon épouse que ce n’était pas la peine de préparer le repas du soir, j’en fus marron et contraint de me faire un sandwich en arrivant à la maison. « Grandeur et décadence » du choriste municipal !
En diffusant notre concert sur le « ouèbe » j’espère que nous n’aurons pas trop fait « honte » à notre « maestro nouille-orquais » ! Et puis, c’est bien fait pour lui! Il n’avait qu’à être là !
Malgré toutes les bêtises débitées (c’est pas un gros mot !) par votre serviteur, je dois avouer que nous avons passé un moment agréable, sans oublier notre pianiste Gabriel, transformé pour la circonstance en pianiste de bar romantique !
Entre nous ; qu’est-ce qu’on doit bien draguer les gonzesses quand on joue du piano !
Vu le nombre de personne de la gente féminine agglutinée derrière lui d’une manière indécente, y a pas photo!
J’en était jaloux ! Mais jaloux ! Sacré Gabriel !
Il est un peu tard pour me mettre au piano. Dans une autre vie, peut-être ?

jeudi 25 juin 2009

JUBILEMUS EXULTEMUS !

Quelle expression plus judicieuse, pouvait résumer ainsi notre soirée ? Hein ! Je vous le demande un peu !

Ah ! Oui ! Nous avons « jubilé » ! Nous avons même « exulté » avec tout notre chœur et je dirais même, tout notre cœur ! Je vous mets le lien sur cette formidable hymne au bonheur:


JUBILEMUS EXULTEMUS


D’abord, il eut la remise des prix de nos jeunes futurs talents musiciens. C’est pourquoi l’impression de « foule » fut trompeuse ! Dès que les diplômes furent remis aux artistes en herbe, les familles se sont barrées vite fait ! Ce qui a réduit considérablement le public des aficionados de l’art lyrique.


Aucune importance ! Ceux qui sont restés en ont eu pour leur bonheur, comme pour le nôtre !

C’est qu’on s’était appliqué, pour faire plaisir à notre Jérôme. Fallait pas rater la sortie !

Heureusement, tout s’est très bien passé. Nous eûmes même droit au discours de notre maire adjoint pour la culture, Monsieur Didier Turba. Je pense qu’il a dû être satisfait de sa soirée et de notre prestation.

Les élèves de la classe de chant de Nadège nous ont présenté leur bel exercice vocal, résultat d’une bonne année de travail. Le seul

« bémol » (ce qui est normal en musique) c’est qu’un nordiste va

« lâchement » nous abandonner, pour aller rejoindre sa région froide, brumeuse, triste, et en un mot : épouvantable, du côté d’Arras, paraît-il ! Le pauvre malheureux ! Ayons une pensée émue pour lui.

Il nous a promis de revenir se

« ressourcer » de temps en temps chez nous !

Quant à nous, les « artistes » du chœur, après des vacances méritées, nous n’avons qu’une hâte ; reprendre notre aventure

« choralistiqueuse » à la rentrée, avec notre bien aimé chef de chœur. Slurp ! Slurp ! Un peu de fayottage ne fait pas de mal, et entretient l’amitié !

C’est qu’il a été tout surpris, notre grand chef ! Par le cadeau que nous lui avons offert, lors de notre petit banquet d’adieu, après le concert ! Il ne s’attendait pas à ça ! Surtout que cette caisse de champagne était accompagnée d’une grande lettre de doléances où nous avons écrit toutes les

« méchancetés », « reproches »

« vacheries », et « mots d’oiseaux » qui nous restaient sur le cœur, après cette année de « mauvais traitements » qu’il nous a infligés pendant les répétitions ! Que cela lui serve de leçon pour l’année prochaine !

Cette période de silence musical va nous paraître bien longue ! Mais il va nous falloir prendre des forces pour attaquer ce que notre

« tortionnaire du clavier » va nous réclamer pour l’année prochaine : Le Requiem de Mozart ! Rien que ça ! Il va falloir aussi se fortifier la glotte et les cordes vocales !

Bonnes vacances à tous !


mercredi 8 avril 2009

On patauge dans le sacré !


Belle répétition, mardi soir !

Mathieu nous a cornaqué une dernière fois avant les vacances.

Il nous a rappelé qu’il fallait faire un beau dossier sur la Périchole, et je suis chargé de récolter toutes les photos pour les mettre sur le blog.

Après un échauffement « musclé » nous avons entamé le chant sacré : HEILIG de Franz SCHUBERT.

Sincèrement, je ne pensais pas

que le « teuton » fut si mélodieux !

Moi, j’en étais resté aux aboiements gutturaux des soldats de la wermarth dans « la grande vadrouille » ! C’est vous dire si ma culture germanique est profonde !

Mais on a bien fonctionné !

Ensuite on a « jubilé » en latin, pour changer un peu, avec COUPERIN !

Il y a des farceurs qui ont même déclaré que l’on n’avait pas « chaumé », eu égard au village de sa famille.

Je dois pourtant rectifier une erreur commise; le brave François n’est pas né à Chaumes en Brie, mais à Paris, bien que toute sa famille soit issue de ce petit village très connu des randonneurs de Moissy et de mes grolles fatiguées !

Un drame « épouvantable » m’est tombé sur le carafon !

Cet « enfoiré » de magnétophone m’a bousillé ma bande ! Je n’ai donc plus l’enregistrement de mardi !

Qu’à cela ne tienne, j’ai celui de la semaine précédente !

Mon site est en bonne voie.

Et vous pouvez alimenter ce blog par vos réflexions et remarques !

Ce serait dommage que je sois le seul à me « décarcasser » !

N’hésitez pas à consulter les liens que je mets dans le menu, juste en haut, à droite !

Enfin, je vous souhaite de bonnes vacances de Pâques !


Ah! Un dernier cadeau: Heilig en video


lundi 6 avril 2009

Les premiers vagissements du blog

C'est fait! Je n'ai pas pu y résister!
Après le succès magistral et largement mérité de la Périchole, il me fallait un autre blog, réservé, celui-ci à nos activités fort sérieuses de la répétition, et des activités tournant autour, comme le magnifique concert auquel j'ai assisté, dimanche, avec des amies, à Montmartre, en l'Eglise Saint-Jean!
Ce matin, j'ai entrepris une tâche colossale : J’ai enregistré la totalité de la « répète » de mardi dernier !
Et pour une tâche encore plus grande : la création d’un site réservé à notre chorale.
Son but ? Déjà promouvoir le chant choral dans notre belle ville !
Ensuite, fort d’une précédente expérience, je peux mettre en ligne nos répétitions, pupitre par pupitre, pour que chacun puisse réécouter, à la maison, les essais et morceaux de chants pour mieux les apprendre !
Bon ! Les « ceusses » qu’ont pas Internet vont encore râler ! Mais ils peuvent se regrouper chez des amis !
Un peu, comme chez mes parents, dans les années 50, quand l’immeuble entier venait voir la télé naissante, dans notre appartement !
Ô tempora ! Ô mores !
Enfin ! On peut en « causer », et voir si cela intéresse du monde !
Pour revenir au concert de ce dimanche, nous avons assisté à une magnifique prestation de nos solistes de la Périchole !
D’accord ! C’était dans un autre registre !
« A seigneur, tout honneur », notre chef de chœur Mathieu a entamé les « festivités » par un air du Messie de Haendel. Puis notre « Périchole » nationale est venue nous ravir avec du Bach
(et non pas nous enlever avec une barque, comme certains pourraient comprendre !)
Même le facétieux Gabriel et son piano sauvage étaient là !
Ben ! On « savait bien marré » quand même, dans cette église, au décor spartiate et peu conventionnel !
Ce sont les chants des deux chœurs réunis qui m’ont aussi donné des frissons (c’est fou ce que j’étais frileux ce jour-là !)
Et le plus drôle, je ne vous l’ai pas raconté !
C’est que nous fûmes
(du verbe « être » et non pas du verbe « fumer » !)
plusieurs de la chorale de Moissy, à nous être retrouvés ainsi, dans cet endroit mystique, et sans, du tout, nous être consultés !

A suivre……si vous le voulez bien ! Sacré Lucien ! ( juste pour ceux qui connaissent : une énigme à moi !)