lundi 10 juin 2013

Adieu Myrtil, Eglé, Chloé

Il faut bien conclure une belle saison musicale. Fin du voyage pour la pavane et le Te Deum.
Vous le saviez, vous, que « Myrtil » était le nom d'un papillon ? Enfin, le nôtre s'est envolé définitivement. A propos de « Myrtil » en lisant le programme que nous avons distribué, je suis tombé,  avec un bonheur attendri sur cette belle « coquille » : « C'est Myrtille ...c'est Lydé »
« L'idée » de prendre « Myrtil » pour le bon fruit sauvage que nous connaissons tous, ne manque pas d'un certain charme....poétique ! Combien ont dû se faire la même réflexion lorsque qu'ils ont entendu, pour la première fois, cette belle pavane ! Soyons indulgents ! Je me souviens, non sans une certaine gêne, avoir braillé (lors d'une répétition, je vous rassure!)  : « Observez la nature » ! Et mon chef, qui ne rate jamais rien, me fit remarquer que je ne manquais pas d'imagination mais que l'auteur avait bien écrit, lui :  « Observez la mesure » ! Je maintiens quand même que ma version reste plausible ! Ah ! Mais !
Sur la même ligne, en continuant les corrections typographiques, on peut apercevoir aussi, cette chose incongrue : « nos vainqueure » ! Je sais que nous sommes dans une société qui « féminise » à tour de bras le vocabulaire, mais le mot « vainqueur » est toujours masculin ! Ou devrais-je dire « encore » masculin ! Pour combien de temps ? Je ne répondrais pas à cette question trop délicate.
Nous avons donc eu droit à une dernière et belle représentation, samedi dernier. Le temps était pourtant horriblement lourd et il faisait une chaleur à indisposer le Diable lui-même ! J'ai bien cru, un moment, que l'orchestre allait bénéficier d'un instrument supplémentaire : le tonnerre ! Heureusement, il n'en fut rien ! L'après-midi avait pourtant bien commencé par une petite séance d'échauffement et un « raccord » dans la salle qui nous permit d'apprécier une acoustique plus efficace que celle de la coupole de Combs-la-Ville. Tous les musiciens n'étaient pas présents. Notamment, la servante des timbales ! Ce qui nous valut un numéro comique de notre chef avec ses « boum, boum, boum » vocaux du plus « merveilleux » effets ! Surtout avec une voix de ténor ! Mais à la guerre comme à la guerre ! Puis nous sommes repartis chez nous, pour enfin, revenir dans nos habits de « lumière » Expression plus juste pour les femmes avec leurs corsages blancs que pour les hommes en « noir croque-mort »! Il vrai qu'il faut faire « sérieux » quand on chante un « te deum ». On n'a pas le droit aux chemises à fleurs et aux bermudas du « club med » ! Faut respecter l’œuvre ! Après un petit échauffement léger (nous étions déjà assez surchauffés comme ça!) nous avons attendu le passage des danses slaves et le cantique de Jean Racine interprété par nos camarades de Combs, puis se fut notre tour « d'entrer en piste » ! Sans aucune forfanterie ou fausse modestie, nous nous sommes bien débrouillés. Notre pavane, chantée par cœur et sans partition était émouvante à souhait. Après une petit pause nous avons attaqué (le terme est judicieux) le Te Deum !
Ah ! Quelle belle voix, notre soprano. Nous l'entendions, hélas, pour la dernière fois dans cette œuvre, mais quel bonheur ! Merci Elisabeth ! Nous avons eu un final tellement éblouissant que certains spectateurs en ont été émus aux larmes ! Si ! Si ! J'en ai eu des échos indubitables ! Preuve, s'il en était, que nous avons bien rempli notre « contrat » !
Après, nous avons eu droit à notre petite collation habituelle. Ce qui nous permit de bavarder gentiment et de faire le bilan de cette aventure, avec la présence, toujours attentive, de Monsieur Turba ! Nous espérons, pour l'année prochaine, une autre aventure aussi riche et enthousiasmante toujours avec notre chef de chœur, Jérôme dont le dévouement exemplaire va jusqu'à vouloir nettoyer et balayer le hall de la rotonde pour nous aider à débarrasser le buffet ! Vous en trouvez des chefs de chœur aussi généreux ! 


jeudi 2 mai 2013

IN SEACULUM SECULI

(pour les siècles des siècles)

N'exagérons pas ! Mais nous allons nous souvenir longtemps de ce « Te Deum » de Dvoràk !
Je me souviens, avec un petit pincement au cœur, qui s'apparente un peu à une petite honte rétrospective, que lorsque Jérôme nous annonça, sans ménagement, que nous allions interpréter une œuvre « magnifique » qui allait nous enthousiasmer, tellement « qu'elle était belle »  que j'ai eu une réaction de méfiance très prononcée. Lorsque j'écoutais pour la première fois cette œuvre sur « YouTube », ma méfiance se transforma en franche inquiétude ? Qu'est-ce que c'est que ce « machin bruyant » qui ne me dit rien du tout ? On va chanter ça ? Nous ? Mais dans quelle galère il nous embarque encore notre brave chef de choeur ? Bon ! On se doute que sa sensibilité d'artiste et de musicien ne sont pas les mêmes que les nôtres ! Lui, avait la certitude de nous envoyer au « paradis » de la musique, mais nous, c'était plutôt la perspective de nous avaler une cuillerée d'huile de foie de morue musicale.Mais « il n'est point besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer » qu'il a dit un gars qui se prénommait Guillaume, comme mon fiston !
Allons on s'est farci « moult » répétitions laborieuses. On a bossé et bossé pendant des semaines, des mois ! Et ben, le miracle a eu lieu ! On a fini par l'aimer ce sacré « Te deum » ! Et c'était pas gagné d'avance ! Heureusement, nous avons eu le renfort bénéfique et indispensable de nos amis de Savigny-Le-Temple sans qui, rien ne fut possible ! Surtout pour le pupitre des hommes qui s'étoffa un « chouia » pour que le choeur ne fut pas exclusivement féminin, ce que n'avait pas du tout prévu « Antonin » dans la partoche  de son chef d’œuvre !
Bref ! Le samedi 20 avril 2013 fut le jour de notre « triomphe » ! Ne soyons pas modestes !
La soirée, bien qu'après une belle journée ensoleillée, était un peu frisquette, mais le public était là et très chaleureux, lui ! Comble de joie suprême, un ami bénévole a réussi à « immortaliser » en vidéo, ce concert béni de Dieu. Ce qui est la moindre des choses qu'Il puisse nous faire, après les efforts musicaux que l'on fait pour lui. Hein ? N'est-ce pas ? Il faudrait quand même qu'Il songe un peu à nous renvoyer l'ascenseur !
Comme c'était « parfait » on a remis ça le jeudi 24 avril à la Coupole à Combs-la-Ville !
La leçon de toute cette belle aventure est bien la preuve que la musique en générale et le chant choral en particulier sont des disciplines initiatiques qui ne laissent découvrir tous leurs trésors fabuleux que par un travail acharné et persévérant !
Chers amis choristes de Moissy et de Savigny, je me fends d'un travail laborieux pour vous pondre une petite bafouille sympa au sujet de notre activité. Mais je ne saurais trop vous encourager à donner les VÔTRES sur ce blog ! Je vous y invite, comme on invite des célébrités à signer le livre d'or d'un restaurant huppé.
Vous pouvez donner aussi vos impressions sur notre expérience commune. On ne regardera pas les « fotes d'ortografes », c'est promis ! Est-ce que je fais des complexes pour les miennes ? Non !


vendredi 29 mars 2013

Un père au septième ciel !

On nous l'a transformé, notre chef de choeur ! C'est plus le même ! Pas celui que l'on connaissait d'habitude ; impitoyable, sévère, ne laissant rien passer ! Même pas un soupir oublié ou une fausse note coincée dans une mesure mal lue. Il est tout « sucre » et tout « miel » depuis qu'une jeune « choriste » d'à peine un mois, a débarqué chez lui ! Nous, les « vieux » pères, nous connaissons cet enthousiasme débridé et sans retenu que provoque la naissance d'un premier héritier ou d'une première héritière ! Ne jouons pas les « rabat-joies » en lui révélant, trop brutalement, ce qui l'attend d'ici peu!
Donc, hier, après notre séance de « stretching » habituelle menée « virilement » par Véronique, et une répétition de la « Pavane » divinement exécutée (surtout pas les hommes) nous avons eu droit à un « arrosage » en règle par un papa encore sur son petit nuage.
Pour la circonstance, une semaine auparavant, les copines m'avaient refilé en douce, la délicate et périlleuse mission de pondre un discours de circonstance ! Ah ! La ! La ! Ce sont toujours les mêmes que l'on envoie au ….charbon ! Bon ! Je me suis acquitté comme j'ai pu de ce travail de « forçat » ! Ayant même poussé le « vice » jusqu'à écrire moi-même, à la mi-mine, cette bafouille convenue. Et ce fut un exploit ! Moi qui ai l'écriture d'un docteur de campagne du limousin et qui n'ai plus écrit manuellement depuis au moins une
bonne dizaine d'année.
Supplice suprême, il a fallu que je déclame mon « poulet » devant une foule silencieuse et recueillie. D'après ce que j'ai compris, et en éliminant les politesses de circonstance, il paraît que cela a plu. Au point que l'on me demande de mettre le texte en ligne. Bon ! Vous l'aurez voulu :

Une petite âme s'est éveillée par la volonté et l'amour de ses parents, Laure et Jérôme.
Elle a pour joli prénom ; Louise.
Comme il sait si bien le faire, avec un grand talent et une grande passion, pour nous, ses choristes, son papa sera pour Louise, un chef de « cœur » plein d'attentions, de tendresse et d'affection. Il saura donc lui faire découvrir toutes les joies infinies de son art musical. Joies qui l'accompagneront dans tous ses plaisirs et parfois mêmes dans ses quelques petits chagrins.
Nous avons aussi une pensée pour Laure, sa maman. Elle lui fera découvrir les beautés de la vie théâtrale, ses décors et ses costumes de rêve.
Ainsi bien entourée, nous souhaitons à cette petite Louise, une longue vie de joies artistiques, de bonheurs, et de bonne santé, dans cette merveilleuse aventure, pleine de surprises et de rebondissements inattendus, que l'on nomme une Vie.
Et encore mille félicitations aux parents pour nous avoir fabriqué ce petit chef d’œuvre d'humanité en devenir!

vendredi 1 mars 2013

TE DEUM pour une naissance !

« Il est né le divin enfant ! » Une petite muse nous est née sous le doux prénom de Louise !
Ah ! Enfin un joli prénom qui fleure bon la France éternelle ! Merci ! Mille mercis à ces parents courageux qui ont su enfin choisi une merveille en place et lieux des inepties catastrophiques que nous côtoyons tous les jours !
_ « Marée » n'embête pas ton frère ! », « Siphon » et « Safrane » venez ici ! 
Quand on entend ça, dans les allées de nos supermarchés, ou ailleurs, on ne se retourne même plus de stupeur et d'étonnement devant tant d'inconscience vulgaire !
Mais Louise ! Ah ! Que c'est beau ! Je soupçonne fort le papa musicien de l'avoir choisi pour le son mélodieux qu'il produit quand on le prononce. On ne se refait pas ! Mais j'entends déjà d'ici  la maman protester vivement en affirmant que c'est elle seule qui l'a choisi !
Peu importe ! Il est beau, et cette petite « nouvelle-née » va rejoindre la cohorte célèbre de celles qui l'ont porté avec honneur et panache tout au long de notre histoire de France !
Qui a oublié Louise de La Vallière ? La première petite fiancée de Louis XIV ? Peut-être la seule femme dont il fut certainement profondément et sincèrement amoureux !
Une petite digression que j'ai trouvée sur le « ouèbe » dans un journal féminin « œuf corse ! » :
Le prénom Louise provient des termes germaniques Hlod- et -wig qui signifient respectivement "gloire" et "combat".


D'ailleurs cette gloire commence par Louise Labé, une poétesse du 16 ième siècle , surnommée « la belle cordière ». L'héritière du maestro sera-t-elle douée pour les Lettres ?

Quant au « combat » quoi de mieux pour l'illustrer que Louise Michel !
D'ailleurs, il me revient subitement en mémoire un événement particulier qui m'avait pourtant frappé, mais je ne me souviens plus lequel ? Si quelques-uns de nos amis choristes pouvant me rafraîchir la mémoire ?
Moi, j'ai une tendresse particulière pour une dame que les moins de cinquante ans ne doivent plus connaître : Louise de Vilmorin qui apparaissait dans une émission de télévision périodique, en compagnie de chanteurs, (dont Guy Béart) de poètes et de célébrités de l'époque. Elle hébergea, jusqu'à sa mort, son grand ami Malraux, dans sa propriété de Verrière-le-Buisson, que je côtoyais lors de mes escapades cyclistes de ma jeunesse.
Mais je n'oublie pas, non plus, une belle jeune actrice de notre époque : Louis Bourgoin ! La nôtre aura sûrement aussi sa grâce et sa beauté !
Donc, vous pouvez constater que la fille de notre maestro est en bonne compagnie et accompagnée de « fées » qui sauront l'inspirer tout au long de son existence que nous lui souhaitons longue et heureuse.


lundi 24 septembre 2012

TE DEUM de Dvorak: la première pierre


Jeudi, nous avons eu la première séance de répétition des deux chorales à Moissy. Les choristes de Savigny nous ont rejoint pour cette « inauguration » de notre nouvelle aventure.
Jérôme et Véronique Guerre nous ont fait un beau discours d'introduction où nous avons reçus pas mal d'informations que je vais vous rappeler si vous ne vous en souvenez pas!
Pour ce qui est des agendas des répétitions, vous les trouverez sur le site de la chorale:
Il n'est pas encore mentionné les dates de répétitions communes. Nous allons avoir des partitions (une cinquantaine) qui seront achetées à l'éditeur « Eroïca » pour 5 euros pièces. Mais ceci peut encore varier en fonction des remises de groupes.
Nous avons eu le bonheur d'avoir reçu quelques petits nouveaux parmi les hommes. Ils doivent penser à s'inscrire auprès de leur secrétariat respectif.
J'ai mis en place les fichiers de travail sur le site à cette page: http://www.choristes-moissy.fr/TeDeumDvorakRep.htm
Vous devez savoir que ce sont des fichiers MP3. Ceux qui voudraient les récupérer sur leur PC afin de les graver sur CD peuvent faire cette petite « manip »: quand vous êtes en lecture sur le fichier, faites un « clic droit » avec votre souris. Vous allez voir apparaître un menu, et sur celui-ci, il y a une ligne « enregistrer sous»! Ne soyez pas impatient! Le temps de réaction de votre PC peut vous surprendre! Mais la solution de CD-ROM est toujours possible pour ceux ou celles qui n'ont pas d'ordinateurs.
Pour les hommes de la chorale, je vais mettre en ligne tout la répétition de jeudi dernier.
Je n'ai pas le temps de distinguer par pupitres basses et ténors! Il faudra faire avec! Mais cela va venir!
Une dernière chose: que ceux qui connaissent les coordonnées des choristes de Savigny me les fassent parvenir rapidement pour qu'ils puissent bénéficier des mêmes informations que nous.
Et que Janet me fournisse la liste complète des choristes de Moissy pour la saison 2012-2013.
A suivre!  

mercredi 12 septembre 2012

La chasse à l'homme


Nota: Non! Françoise n'est pas en train d'en chercher sous la table! 


Vous aurez compris que cette « chasse » à l'homme concerne le recrutement de nos « mâles » de la chorale. Espèce en voie de disparition inquiétante ! Il est vrai que le foot regardé sur son canapé, avec une bonne bière à la main, entouré de copains d'occasion est infiniment plus « viril » que de venir chanter au milieu d'un gynécée vocal ! Mais quand même ! On protège les bébé-phoques, les pandas, l'ours polaire, la sauterelle des Pyrénées, le cafard gris à poil dur, la limace vermeille du Poitou, l'escargot de Bourgogne, mais le « mâle » chanteur, tout le monde s'en fout !
Pourtant, le « ténor » est une espèce très rare que les pouvoirs publics devraient protéger en priorité ! C'est moins vrai pour les « basses » dont un seul individu tente de survivre au milieu d'une volière de sopranos et d'altos !
Voilà pourquoi nous avons participé au forum des associations samedi dernier. C'était le deuxième volet car le premier eut lieu l'année dernière, comme chacun sait.
La chasse, côté « mâle » n'a pas été très fructueuse ! Un seul individu est tombé dans notre gibecière ! Et encore ! Attendons de le voir pour être sûr du recrutement !
Pourtant, on y avait mis tout notre cœur ! Janet nous avait fourni tout le matériel
Avec force affiches colorées, mon portable diffusant des vidéos, on était fin prêts. Manque de pot, c'était sans compter sur le stand de la « danse classique » envahissante avec toutes ces mères de famille et leur futures « ballerines » qui nous barrait la vue ! Quant à la merveilleuse musique de Mozart du Requiem, noyée dans un brouhaha de salon agricole, je ne vous en cause pas, cela me flanquerait trop de le cafard ! Mais comme le disait Guillaume d'Orange, que je cite souvent :
« Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. »

Donc, vous l'aurez bien compris ; l'année prochaine, on remet ça !
En attendant, notre rentrée est bien fixée au jeudi 20 septembre à l'école de musique, comme d'habitude, à 20H00 ! Le solfège est maintenu à 18H30. La demie heure de battement servira aux gens de Savigny ou à nous, quand se sera notre tour, pour rejoindre nos lieux respectifs de répétitions.
Comme me l'ont demandé certaines, je mettrais à jour une liste, la plus complète possible des choristes, avec leur numéro de téléphone, avec leur autorisation, bien évidement !


mardi 27 mars 2012

Ah mais dis-donc ! Qu’elle était belle Didon !

Bon ! Ça c’est fait
Ah pour un « jour de folie » s’en fut un !
Si Didon était belle et réjouissante à regarder et surtout à écouter pour son talent, on ne peut affirmer la même chose en ce qui concerne nos sorcières ! Mon Dieu quelles « zôrreurs » ! Selon une vieille expression tombée en désuétude et que les moins de quarante ans ne connaissent sûrement plus, elles avaient vraiment des têtes à faire « rater une couvée de singes » ! Il n’aurait pas fallu les croiser la nuit, dans un sentier de la forêt de Rougeaud. Quelle misère ! De si ravissantes copines ravalées au rang de monstruosités théâtrales ! Par une perfidie toute féminine, elles ont eu l’idée saugrenue
« d’enlaidir » les deux seuls « sorciers » de la troupe.
Entreprise vouée à l’échec, bien entendu ! Et ce n’est pas le « noir à lèvre » qu’elles nous ont copieusement tartiné sur les nôtres « «  qui ont changé quoi que ce soit ! On ne se laisse pas facilement abimer le portrait, nous !
Mathieu-Enée est venu nous « éclaircir » la voix avant de se servir de la sienne auprès de Didon.
Je ne voudrais pas faire ma crise de jalousie, mais j’en ai marre que les ténors se récoltent toujours les beaux rôles auprès de belles sopranes, alors  que nous les basses, on joue toujours les « soutiers » au fond de nos « cales à charbon » !
Toutes ces laborieuses préparations nous ont quand même donné un spectacle, ma foi, assez réussi. Cela commence par un discours de Janet, que j’ai mis deux bonnes années, enfin,  à comprendre qu’elle était anglaise ! On ne me dit jamais rien, à moi !
Bon ! En gros cela parle d’une greluche qui s’embête ferme dans son gourbi méditerranéen, et dont la copine bien intentionnée lui suggère d’aller se farcir un grec. Vous remarquerez, au passage, que les femmes ont toujours de charmante copine qui leur propose gentiment de belles conneries à ne pas faire ! Mais elles s’y foncent quand même, tête baissée, si j’ose dire !
Ensuite, on a droit à une chanson originaire de la « perfide Albion » qu’on nous présente comme étant un truc de quatre farfelus célèbres des années 70 ! « back in USSR » qu’ils disent ! Plus ringard que ça, tu meures ! Vu que l’URSS n’existe plus depuis 1991 !  Ils vont avoir quelques « soucis » pour y revenir ! C’est moi qui vous le dit ! Heureusement la douce voix mélodieuse de Didon vient nous bercer après cet intermède sauvage et bruyant. Elle est rejointe aussitôt par la voix non moins mélodieuse d’un jeune et charmant ténor  venu de Paris prénommé Arnaud Qu’il se rassure sur la qualité de mes compliments à son égard : je suis resté « hétéro » ! Mais son timbre de voix me rappelle furieusement celle de Paul McCartney des « béâteules »  Je ne sais pas si cela va lui faire plaisir, mais c’est ainsi !
Donc, il s’agit de  l’histoire d’une certaine Eleanor Rigby dont je n’avais jamais entendu parlé auparavant. En décryptant, avec peine, les paroles de cette chanson, de mon anglais scolaire très éloigné, je me suis aperçu que c’était triste à aller se faire pendre ou à se jeter sous une rame de métro! Encore une histoire à faire chialer dans les chaumières anglaises ! Pourtant des garçons si « gais » d’habitude ! Cela ne leur ressemble pas.
Bon ! Après on a droit à une certaine « Prudence » qui ne veut pas sortir de sa chambre, comme quoi elle y est plus heureuse. Nos têtes de « playmobil » ont beau lui expliquer que dehors il y a de beaux oiseaux en dehors des leurs, bien sûr, rien n’y fait ! Encore une bêcheuse coincée! On ne peut pas dire qu’elles soient simples, ces anglaises ! Après les « mijaurées »  on a droit aux « cochons » Ah ! Elle est belle la société anglaise ! Beau portrait flatteur !
Pas étonnant que les quatre chevelus de Liverpool se soient « barrés » aux « stâââtes ».
Nos jeunes ne savent plus que ces jeunes gens baignaient dans des années « révolutionnaires » antisystèmes, dont nous eûmes un beau « fleuron » en France en mai 1968. Ce qui n’a pas empêché, cette belle jeunesse « rouge bon teint » d’engendrer une bourgeoisie encore plus conformiste et égoïste que celle de leurs parents ! Mais « ceci est une autre histoire », comme le proclamait un  écrivain britannique et franc-maçon de son état, à la fin de ses livres : Rudyard Kipling pour les intimes !   
Enfin les sorcières font leur apparition. D’abord, il y a les « lentes » (pas les œufs des poux) non ! Bien que des poux dans la tête des sorcières, cela va de soi ! N’est-ce pas ? Mais des sorcières aux pas et aux gestes mesurés ! Les deux sorciers, eux aussi, sont de la partie. Dire qu’on a l’air malin et inspiré serait exagéré. Heureusement qu’il fait sombre et qu’on ne nous  reconnaît guère. Il y a des réputations familiales qui ne s’en relèvent pas ! Puis soudain, les « sorcières excitées » débarquent en tournant autour de nous.
Ensuite une sorcière « chef » se met à rameuter ses compagnes pour chanter une « horreur » comme quoi, elles sont bien contentes de faire du mal et qu’elles veulent pourrir la vie de ces pauvres amants Didon et Enée. Pour ce genre de chose, on n’a pas besoin de sorcières pour ça ! Moi, je connais quelque « brave » commère qui pourrait parfaitement faire l’affaire ! Pas vous ?  Mais à toute sorcière, il faut ses poisons et ses philtres maléfiques ! Mais Grands Dieux pourquoi y mêler les âmes innocentes de nos bambins ? Ils sont parfaits et très « pros » nos petits « têtards adorés » ! Après ceci ils nous chantent une chanson où il est question «d’yeux brillants » et où je ne comprends strictement pas ce qu’elle vient faire dans l’histoire de Didon et Enée.
Belinda-Agathe nous chante les beautés de la campagne que je suppose être celle de Carthage. Mais là, je m’inscris en faux ! Car ayant parcouru les ruines de cette ville célèbre, je peux vous dire que la campagne autour, n’a rien du bocage anglais question verdure et beautés bucoliques. Qu’est-ce qu’ils peuvent broder ces artistes ! Ils vivent vraiment dans leurs petits nuages peuplés de séraphins !
Bon, je passe en vitesse sur le solo de la seconde dame, c’est alors que l’on se paye une averse carabinée et pas un abri à l’horizon, ensuite on a l’inévitable roucoulade des deux amoureux Didon et Enée. Une petite musique d’intermède et ensuite les chialeries de Didon à cause de cet ingrat d’Enée qui part fonder Rome. Moi, j’en étais resté à Romulus qui avait buté son frère Rémus! Avec toutes ces légendes, on ne sait plus ce que l’on doit croire !
Ah mais le plus beau nous attendait après les saluts et les applaudissements du final !
On s’est farci du «  Yellow submarine » ! Il fallait qu’ils aient vraiment fumé beaucoup de moquette pour voir des sous-marins « jaunes » ces pauvres Beatles ! Tellement incongru qu’en France on la rebaptisa « Sous-marin vert » pour ne pas faire trop ridicule ! M’enfin ! Ce sont des Anglais ! C’est pourquoi on leur pardonne beaucoup de choses ! Un peuple qui possède encore une « Queen » et des chanteurs qui voient des sous-marins jaunes ne peut-être qu’un peuple hautement civilisé !
Ce « crazy day s’est donc terminé dans la joie et l’allégresse par un petit buffet bien sympathique dans la bibliothèque où nous avons retrouvé nos édiles et nos hommes et femmes de l’art lyrique. Je ne saurais vous quitter sans rendre hommage à nos sympathiques amis choristes de Paris qui ont eu beaucoup de courage pour venir ainsi chanter dans ce coin paumé de la banlieue de Paris. J’espère que nous les reverrons un jour prochain. J’ai aussi une pensée pour nos musiciens : les modernes comme les classiques. J’ai été heureux d’entendre de nouveau le son d’un clavecin ou d’une épinette ( je confesse mon ignorance à ce sujet !). 
Quant à nous, de nouvelles aventures lyriques nous attendent ! « In french » ce coup-ci !