Ce blog est dédié aux séances de répétitions de la chorale des adultes de Moissy et de Savigny.
Il permet de recueillir souvenirs, anecdotes, conseils,etc.
Toujours dans un esprit ludique, décontracté, et fait avec humour.
"La gravité étant toujours le bonheur des imbéciles" comme chacun ne l'ignore plus, les personnes "graves" et coincées peuvent s'abstenir de venir ici!
Voilà qui va ravir notre cher Jérôme,
lui qui a eu l’imprudence, de nous parler de ce film de Bertrand Blier, avec
les géniaux Patrick Deweare, Gérard Depardieu et Michel Serrault:
« Préparez vos
mouchoirs ».
Notre chef a été si lyrique
dans sa description d’une scène mémorable de ce film,que je me suis cru obligé de la
rechercher ! Et je l’ai retrouvée.
Oui ! Un vrai
bonheur que je ne peux pas partager en égoïste.
Et je ne saurai pas
vous quitter sur cette fameuse réplique, tout en subtilité mozartienne que l’on
ne trouvera jamais dans la bouche de Jérôme :
Comme petit cadeau de fin d’année, je me suis dis qu’un
petit souvenir de variété vous ferait plaisir. C’est en écoutant l’air des
« trois cloches » chanté par Edith Piaf entourée des Compagnons de la
Chanson, que je me suis remémoré avec tendresse et nostalgie une autre version
chantée par Tina Arena, une australienne talentueuse.
Mais cette version m’est très chère au cœur car je l’ai
chanté AVEC ELLE, en direct, sur TFI un samedi soir de février 2007 !
Oui ! Mesdames, Messieurs ! Comme je vous l’écris !
C’était à l’occasion de la sortie du film « La
Môme » avec Marion Cotillard qui a chanté aussi, ce soir là ! J’ai
même eu le bonheur et le privilège de voir cette grande
« actrice-chanteuse », répéter l’après-midi, même, dans le
studio, en jeans et sans maquillage ! Et bien, aussi surprenant que cela
puisse être, elle était aussi jolie en naturel que maquillée ! Si !
Si !
Quant à notre « Tina » je l’ai vue aussi en jeans
et les cheveux courts ! Alors quelle ne fut pas ma surprise de la voir en
robe et avec une magnifique « perruque » brune, le soir de sa
performance ! Ah les artistes ! Quand ça se déguise ! On lui
pardonne bien volontiers, car elle fut adorable de gentillesse et de simplicité
avec nous.
Pour vous prouver que tout ceci est bien vrai, et que je ne
vous « berlure » pas, je vous joins la vidéo et une photo de moi en
« tenue de scène » !
Faites bien attention, j’apparais une fraction de seconde
derrière la chanteuse. Mais c’est bien moi !
J’ai même eu le bonheur insigne de chanter avec Michel Jonasz
et Chimène Badi qui interprétèrent ensemble « La Foule » autre succès
de la chère Edith.
Voilà ! Voilà ! Les « cloches » ne
furent pas que « trois » ce jour-là, mais ce fut quand même un
souvenir mémorable !
Il fallait bien que je me réveille un jour pour vous parler
de cette aventure un peu particulière qui nous attend au théâtre de Trévise, à
Paris.
Déjà, nous allons répéter au théâtre, emmenés en « minibus »
prêtés par la mairie. Saluons ce beau geste de la commune. Nous devons tous être
prêts à 17h30 au parking de l’école de musique. Uniquement pour les volontaires !
Cela va de soi !
L’affiche de la représentation, sur le site de la chorale, est
reliée directement à celui de la troupe de « CARMEN à tout prix » !
Pour vous donner plus d’enthousiasme au cœur, je vous donne
la vidéo de présentation du spectacle piquée sur « youtube ».
Nous sommes gâtés, cette année,
question apprentissage de langues européennes. Notre cher
« maestro » nous fait passé de l'italien à l'allemand,
sans vergogne !
Bon ! Le fédérateur miraculeux
étant Mozart, comme de bien entendu. Ce qu'il y a d'extraordinaire
chez ce génie de la musique, ce n'est pas seulement qu'il maîtrisait
son art la perfection, mais c'est qu'il savait « nager »
dans les mentalités de peuples aussi différents que l'Allemage de
Bach, l'Italie de Goldoni ou la France de Beaumarchais. Un vrai
européen avant la lettre ! Mais celui de la culture et de
l'art ! Pas celui de la banque et de la finance !
Bref ! Je vous ai mis les
répétition des « chœur des prêtres » et du nouveau
chant des « noces ».
Sur les pages respectives vous y verrez
de belles vidéos trouvées sur internet qui nous montrent des
versions professionnelles de ce que nous devons chanter. Ne faites
pas trop de complexe ! On peut y arriver aussi !
Je n'ai pas pu mettre les deux vidéos
des « noces » sur la même page, car celles-ci, par un
phénomène que seule l'informatique explique, partent ensemble, ce
qui crée une cacophonie regrettable !
Celle concernant notre nouveau chant
est un peu longue, et il faut attendre un peu pour entendre le
passage intéressant.
Nous venons de quitter une nymphomane,
enlevée par un bêlatre prétentieux, pour retrouver un comte, un
« ci-devant » comme on l'écrivait sous la révolution,
qui s'apprête à se farcir la fiancée, la promise de son propre
domestique ! Une honte ! Décidément ! On n'en
sortira jamais de ces histoires de coucheries. Heureusement, il y a
la musique de Mozart. Notre magnifique Mozart ! Il pourrait
mettre en musique l'annuaire téléphonique ou le code civil en
entier que nous le chanterions toujours avec bonheur! Mais revenons à
notre prestation, à nous ! Donc on va chanter le chœur des
domestiques qui doivent honorer leur maître pour une « glorieuse »
action, c'est à dire l'abandon d'un droit de cuissage, imposé en
secret par le rusé Figaro. Cela se situe à la fin de l'acte I à la
scène VIII, 8, ou huit pour ceux qui se sauraient plus lire « vé
bâton, bâton, bâton » !
Quand le comte s'apprête à chasser
Chérubin, témoin involontaire des menées libidineuses de son
maître. Et « libidineuses » n'a rien à voir avec un
régime amincissant. Je le signale pour certaines de ces dames qui
pourraient avoir quelques défaillances de vocabulaire. Donc, nous
avons commencé les répétitions dans la joie, le bonheur et
l'allégresse, après que Jérôme et Véronique aient complimenté,
non pas « l'armée française » comme le chantait Paulus
en 1886, mais les deux chœurs de Moissy et Savigny pour leur belle
performance dans la Belle Hélène. Ensuite nous avons répété en
pupitres séparés, ce qui a été d'une très grande efficacité et
nous a bien fait progresser.
Je crois que nous allons bien nous
faire plaisir avec ces « noces ». D'ailleurs, il faut que
je vous parle d'un trio « infernal » qui m'a toujours
ravi et passionné ; Beaumarchais, Mozart et Rossini !
Ah ! Ces trois là ! Ils résument bien, à eux trois, le génie lyrique et culturel de cette
Europe du 18 et 19 ième siècle, bien avant celle des marchands et
des financiers de notre époque. Jugez plutôt :
Une histoire qui se déroule en
Espagne, écrite par un Français, mise en musique par un Autrichien
et un Italien ! C'est-y pas beau ? Beaumarchais était un
filou, un marchand d'armes, un spéculateur, un espion, et un coureur
de jupons. Il nous a quand même « pondu » deux chef-d’œuvres ! Mozart, n'en parlons pas ! Mais ceux qui
ont eu la chance, le plaisir de voir le film de Milos Forman
« Amadeus » se souviennent sûrement de la scène ou très
jeune musicien présente à l'Empereur et au co-prince évêque, les
débuts de son opéra. Un pur bonheur ! Quant à mon gentil
Rossini (pas rossignol ! Quoi que?) j'ai une tendresse pour lui
car sa musique reflète bien son tempérament d'Italien heureux de
vivre et gourmand de la vie. On lui doit le fameux « tournedos
Rossini ». Cela ne l'a pas empêché de terminer Directeur du
Théâtre-Lyrique de Paris.
Bon ! Je vous ai crée une
nouvelle page dans le site de la chorale où vous trouverez nos
répétitions habituelles, bien sûr, expurgées des toussotements,
des raclements de gorge, de cris d'oiseaux, de remarques
intempestives, de rires niais (les miens!) etc... !
C’est qu’il y en a eu des « flots » de paroles et
des « tempête » (sous les crânes seulement !) à propos de nos
possibles et futurs costumes de scène.
Eh ! Eh ! Eh ! C’est alors qu’une copine,
dont je tairai le nom, afin de ne pas la dénoncer à la vindicte populaire, et
surtout parce que je n’ai jamais été foutu de retenir un prénom, vint me
trouver avec un dessin qui, comment dire ? Reflète parfaitement bien les
inquiétudes de certains ou certaines quant à ce qu’on risque de nous
affubler si nous n’y prêtons pas assez attention ! Ne vous inquiétez
pas !
Nous n’en sommes pas encore là.
Je vous ai mis les extraits habituels de notre riche et
fructueuse répétition. Quant aux problèmes sur les commentaires voici quelques
indications qui devraient débloquer la situation. Car je regrette amèrement que
les commentaires de certaines d’entre vous ne me soient pas parvenu.
Bon! Que j'explique! Si vous voulez écrire un commentaire,
commencez par cliquer sur le mot "commentaire"! Ensuite, dans la
fenêtre commentaire, par menu déroulant, sélectionnez "Anonyme"! Mais
signez quand même votre message pour que je sache QUI m'écrit!
En espérant que cela va marcher !
Je vous laisse pour cette semaine et à jeudi prochain !
Tout a commencé d’une manière très douce, très policée, très
technique. A la suédoise, quoi ?
Cette chorale venue du nord est très talentueuse. Ils sont
irréprochables, du beau travail ! Un jeune chef d’orchestre, très mince, au
chignon brun un peu surprenant,
Et ils ont chanté, chanté, chanté….rrrrrrrr ! Oh
pardon ! Je m’étais légèrement assoupi ! Heureusement une « Mama
mia » dynamique à souhait, m’a replongé dans le pays du « meuble en
kit » et de Volvo ! (Publicité gratuite) ! J’ai l’air de me
moquer, mais pas du tout ! Ils ont été très bien ! Un beau moment de
chorale, et qui nous donne beaucoup de leçons sur le plan de la technique
vocale et de la cohésion de groupe. Je ne sais pas si certains d’entre vous
l’ont remarqué, mais nous avons même eu droit à un canon chanté en français,
s’il vous plaît !
Ensuite, ce fut notre tour, ou plus exactement, celui de
notre talentueuse soliste , Reine, qui a entamé quels airs de la Belle Hélène.
Tout le charme langoureux et sensuel du monde féminin d’Offenbach était
présent. Même quand elle chanta « Vénus la blonde » ! Pour
certains de nos amis, venant du pays des
Vikings et des « Krisprolls » (publicité gratuite), qui maîtrisent un peu les subtilités de la langue
de Molière, et qui savent que le soleil
de la Grèce est très généreux, ont quand même dû penser que le bronzage de
cette cantatrice était un peu trop prononcé.
Après avoir fait « cascader la vertu » à
défaut d’autre chose, Reine nous a laissé chanter à notre tour. Ben, faut le
dire courageusement ; nous avons bien assuré ! Même Guy a chanté
juste ! C’est vous dire si on était au taquet ? Question
« fringues » ça laissait un peu à désirer !
Au pays de Chanel et d’Yves Saint-Laurent, nos amis
étrangers ont dû se dire que si « les cordonniers sont les plus mal
chaussés », les Français sont les plus mal habillés ! Il faut dire
que ce n’est pas simple de trouver des costumes adéquats dans une période de
transition comme la nôtre. Beaucoup de chorales ont, à défaut d’uniforme, des accessoires
de vêtements qui permettent d’assurer une cohérence visuelle renforçant la
cohérence sonore. C’est ce que nous avons bien remarqué chez nos invités. Voilà
quelque chose à travailler d’ici peu chez nous ! N’est-ce pas ?
Ah ! Mais le plus beau nous était réservé à la
fin ! Déjà, de voir apparaître nos jolies « Carmen» aguichantes, dans
leur costume chatoyant et leur petit bouquet de fleurs rouges posé insolemment sur
le côté de la tête, nous a flanqué un choc au cœur. Poum ! Oh le coup de
« tonnerre » qu’on s’est pris dans la tronche, quand elles se sont
mises à chanter ! Mama mia (bis !) Quoi que « Mama mia »
soit plutôt italien qu’espagnol ! Quand j’écris « chanter » je
devrais plus écrire « hurler », « s’égosiller » ! Mais
dans une cadence endiablée qui nous prenait tous aux tripes ! Et mon
Dieu ! Quelle santé ! Quel enthousiasme ! Toute la puissance
sonore et la passion du monde ibérique ! Ah ! Les cordes vocales de
la furia espagnole étaient mises à rude épreuve. Voilà pourquoi de fréquentes
rasades d’eau fraîche venaient éteindre des incendies de glottes
surmenées !
C’est alors que « Wolfie » le loup de Tex Avery se
réveilla brusquement à mes côtés, avec force sifflements, applaudissements et
gestes d’enthousiasme, comme dans le dessin animé du génial texan! Bon !
Je reconnais que ces jolies femmes, par la sensualité torride qu’elles
dégageaient sur scène, avaient de quoi
légèrement émoustiller la sensualité quelque peu « assoupie » de certains
« mâles », mais de là à provoquer ce genre de réactions ? J’en
suis resté « baba » !
L’intensité sonore de cette chorale endiablée était quand
même renforcée par trois micros, une grosse caisse sur laquelle était assis un
jeune percussionniste enthousiaste, et un vieux guitariste au regard blasé. Ça
fait quand même du bruit ! C’est alors que me vint cette pensée un peu
« machiste » et insolente : vous imaginez la puissance sonore
des scènes de ménages chez nos amis espagnols ? J’espère que nos
congénères ibériques sont munis de casques « antibruit » ! Sinon
c’est la surdité qui les guette à la fin de leur vie !
Malgré toutes les « horreurs » que je viens de
vous écrire, nos joyeuses andalouses eurent droit à un triomphe
« romain », à la hauteur de leur prestation !
Le bilan de cette soirée est vraiment positif. Nous espérons
qu’il y aura de nouvelles rencontres l’année prochaine.
Vous trouverez les fichiers son des trois prestations de la soirée sur le site de la chorale: